20/06/2026

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Philippe Maucourant prolonge l’aventure jusqu’en 2028 : « L’objectif est de continuer à franchir des étapes »

Arrivé à Orchies en novembre 2023 à la rescousse d’un BCO mal embarqué en championnat, Philippe Maucourant prolonge l’aventure avec le club jusqu’en 2028. Après une saison 2025/2026 marquée par un retour en playoffs, une grande solidité à domicile et de nombreuses blessures, le coach du BCO revient sur sa prolongation, le bilan sportif de […]

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Arrivé à Orchies en novembre 2023 à la rescousse d’un BCO mal embarqué en championnat, Philippe Maucourant prolonge l’aventure avec le club jusqu’en 2028. Après une saison 2025/2026 marquée par un retour en playoffs, une grande solidité à domicile et de nombreuses blessures, le coach du BCO revient sur sa prolongation, le bilan sportif de l’exercice écoulé et les ambitions du club pour les saisons à venir.

Philippe, tu viens de prolonger l’aventure avec le BCO jusqu’en 2028. Qu’est-ce qui t’a motivé à continuer ici, à Orchies ?

« Ma motivation est très simple : m’investir, m’intégrer et m’engager dans un projet. J’estime que la réussite, c’est de s’installer dans la durée. C’est avec les années que l’on arrive à mettre en place des choses, à les faire évoluer et à les développer. C’est l’objet de mon renouvellement ici. »

Tu es arrivé en novembre 2023. Quel regard portes-tu sur ces deux saisons et demie passées au club ?

« Je pense qu’il y a déjà une partie de la réponse dans ce que je viens de dire. On ne peut pas nier qu’il y a eu des évolutions notables. Je ne parle pas uniquement des résultats sportifs, qui sont surtout la conséquence du travail mis en place.

Je pense davantage au quotidien des joueurs, aux conditions de travail, qui n’ont fait que progresser. C’est quelque chose qui doit rester omniprésent dans notre esprit. À partir du moment où l’on ne fait plus progresser les choses, on meurt. Le club est dans cette logique de développement, et ces deux saisons et demie reflètent cette volonté. »

Cette saison, le BCO a retrouvé les playoffs. Quel bilan global fais-tu de l’exercice 2025-2026 ?

« Avec du recul, c’est une saison éminemment positive. La qualification en playoffs était un objectif fort, mais il y a aussi eu beaucoup d’autres avancées sportives.

On a établi un record de victoires en première phase. Certains goal-averages qui étaient en notre défaveur la saison précédente ont basculé en notre faveur. Notre classement en deuxième phase a aussi été plus intéressant que l’année d’avant. Tout cela, ce sont des éléments très positifs.

L’autre réussite de notre saison, c’est la manière dont le groupe a répondu aux difficultés, notamment aux blessures majeures. On a d’abord dû bricoler, puis se réinventer. Et au final, on a presque réussi à en faire une force, sans jamais arrêter de croire en la victoire, malgré les problèmes rencontrés. »

Le BCO a été très solide à domicile, avec 18 victoires en 21 matchs, mais plus en difficulté à l’extérieur. Comment l’expliques-tu ?

« Dans tous les championnats, le pourcentage de victoires est plus important à domicile qu’à l’extérieur. Le premier élément à retenir, c’est que réussir à faire de sa salle une antre difficile à prendre est un point extrêmement positif. Il faut continuer dans cette dynamique-là, et ne pas transformer cela en point négatif.

Concernant les déplacements, je ne pense pas que le problème vienne de leur organisation. Au contraire, on a enrichi beaucoup de choses dans ce domaine. Gagner à l’extérieur reste simplement très compliqué. Je ne crois pas que nous ayons souvent pris de gros écarts.

Il faut désormais être un peu plus précis, plus judicieux, et essayer de transférer l’énergie que l’on a à domicile vers l’extérieur, tout en y ajoutant la discipline nécessaire. »

Les blessures ont été l’un des grands thèmes de la saison. Avec le recul, as-tu identifié des causes de es pistes d’amélioration, ou tout cela n’est finalement qu’un malheureux hasard ?

« Le hasard, je ne sais pas. En tout cas, une blessure trouve toujours une explication. Une cheville peut venir d’un contact, d’une accumulation de fatigue, d’un mauvais sommeil. Une blessure musculaire peut aussi être liée à d’autres facteurs, une prise de poids. Il y a toujours des éléments à analyser.

On a mis beaucoup de sérieux dans le suivi physique de nos joueurs. Mais il faut aussi rappeler que nous avons joué plus de 40 matchs officiels, plus la Coupe de France, les matchs de préparation et les entraînements. Le rythme d’une saison est effréné, et un petit groupe ne peut pas tout assumer sans un minimum de casse.

La première réflexion que je mène, c’est donc qu’il faut absolument parvenir à agrandir notre groupe en quantité. »

Malgré ces blessures, les pigistes médicaux ont eu un bel impact. Pourtant, tu dis souvent ne pas être un grand adepte de ce système. Quel est ton avis aujourd’hui ?

« Je ne suis toujours pas fan des piges médicales. Justement, le fait de vouloir étoffer le groupe répond aussi à cette volonté d’éviter d’y avoir recours.

Mais un ancien joueur m’a dit un jour que les très bonnes équipes sont celles qui arrivent à se réajuster et à se réadapter très vite quand il faut intégrer un joueur. Je pense que nous avons répondu à cet objectif. Je ne voulais pas forcément de joker médical, mais l’équipe en avait besoin. À partir de là, ma responsabilité était d’aider le groupe à continuer à performer.

C’est ce qui explique les venues de Mathias et de Cheick, qui sont restés plus longtemps avec nous. Je n’oublie pas non plus Hamady et Kylian, venus sur des périodes plus courtes, puis Marius, arrivé en toute fin de championnat, qui ont eux aussi répondu à cette nécessité d’aider le groupe à traverser les difficultés d’une saison. »

Cet été, un départ est déjà acté : celui de Chrystel, présente depuis le début de ton aventure au BCO. Qu’est-ce que cela va changer ?

« Chrystel était la plus ancienne de notre groupe. À partir du moment où elle s’est engagée dans une formation de head coach, il est légitime qu’elle poursuive sa trajectoire en devenant head coach. J’accompagne pleinement son départ vers de nouveaux horizons, et je l’encourage dans sa réussite.

Pour la suite, je vais essayer de transformer ce départ en opportunité. Cela va peut-être m’amener à réfléchir autrement au projet sportif qui sera le nôtre dans l’année qui vient, mais aussi dans les années à venir. Aujourd’hui, il est encore un peu tôt pour répondre précisément, mais c’est évidemment une donnée importante de l’été. L’objectif sera d’offrir à l’équipe des conditions de travail de qualité, notamment à travers la composition du staff. »

Tu as prolongé pour deux saisons supplémentaires. Où vois-tu le BCO sur les deux prochaines années ?

« C’est encore compliqué de répondre avec précision, car nous sommes en train de bâtir un projet sportif qui ne s’arrête pas à une seule saison, mais qui s’inscrit sur plusieurs années. Mes deux prochaines années de contrat doivent participer à la mise sur orbite de ce nouveau projet.

Un projet sportif, ce n’est pas seulement obtenir des résultats. Les résultats sont la conséquence du projet. Mais pour vraiment mettre en lumière ce projet, il faudra tôt ou tard accéder à la division supérieure. Il faut savoir le dire.

Nous ne sommes pas parmi les clubs les plus puissants, mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas y arriver. Il faut continuer à franchir des étapes. Les écarts qui nous séparent de la montée sont infimes : quelques victoires en première phase, un ou plusieurs tours en playoffs, peut-être un meilleur pourcentage de victoires en phase 2. Ce sont ces étapes que nous allons tenter de franchir le plus rapidement possible. »

L’été dernier, le mot d’ordre était la continuité. Quel sera celui de cette intersaison ?

« Je préfère parler de stabilité plutôt que de continuité. Mais le mot prioritaire, c’est quantité. Ce serait ne pas tenir compte du diagnostic de cette saison, notamment autour des blessures, que de ne pas le dire.

Nous devons étoffer le groupe, disposer de plusieurs armes, mieux travailler et continuer à prôner l’intensité qui doit être la nôtre. La stabilité reste aussi très importante dans ma volonté. Quand il y a un projet sportif, il y a forcément une recherche de stabilité.

L’idée est donc de stabiliser l’effectif dans le sens que je considère être le bon, puis de l’étoffer. Nous devons aussi répondre à certaines interrogations liées aux quelques victoires qui peuvent nous manquer pour faire partie des toutes meilleures équipes, même si je considère que nous en avons déjà fait partie cette saison. »

La saison dernière, tu avais beaucoup insisté sur le rebond dans le recrutement. As-tu déjà identifié des points d’amélioration pour cet été ?

« J’ai toujours des priorités basket auxquelles la composition de l’effectif doit répondre. Le rebond restera évidemment un élément très présent.

Ensuite, il faut voir comment y répondre : avec des profils physiques et athlétiques particuliers, ou avec des joueurs qui ont déjà des références chiffrées et statistiques. Tout cela va se construire au fil des jours.

La principale donnée sur laquelle je vais me concentrer, c’est encore une fois la capacité à avoir une équipe capable de mettre beaucoup d’intensité, des deux côtés du terrain. Intensité, agressivité, vitesse de jeu : nous allons essayer de répondre à tous ces aspects. »

Pour finir, as-tu un message à adresser aux supporters et au club après cette prolongation ?

« Je remercie bien entendu le club pour sa confiance, même si ce sont des phrases un peu toutes faites que je n’aime pas beaucoup. Je ne suis pas quelqu’un qui parle énormément, parce que je n’aime pas que les propos soient déformés. C’est aussi pour cela que je restreins ma communication.

Ce que j’ai envie de dire à tout le monde, c’est que j’aimerais revivre une saison pleine à domicile. Et je pense que l’on peut encore faire mieux. Nous avons encore une marge importante en termes d’affluence populaire. Je suis persuadé que cette équipe et ce projet peuvent être accompagnés par un soutien populaire encore plus fort. L’objectif pour la saison prochaine, avec notre public, est de faire de la Pévèle Carembault Arena une forteresse encore plus imprenable. »

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