BCO 20/21 : Entretien croisé avec Simon CRETAUX & Guillaume MERIE

BCO 20/21 : Entretien croisé avec Simon CRETAUX & Guillaume MERIE

23 novembre 2020 Non classé 0
  • BC ORCHIES : Messieurs, Bonjour. En cette période difficile, comment allez vous ?

 

  • Simon CRETAUX : Bien, mais ce n’est pas toujours facile parce qu’on s’entraine pour rien, c’est à dire qu’on est compétiteur et nous avons plus de 30 ans. Ce que l’on veut, c’est de jouer les matchs. Faire les entrainements c’est bien, c’est une chose, il faut le faire car on est professionnel mais en terme d’objectif et de plaisir, c’est limité.

 

  • Guillaume MERIE : Exactement je n’ai rien à y rajouter, nous ce qui nous manque c’est la compétition comme le disait Simon, c’est bien de s’entrainer et ce qui est dur c’est de ne pas avoir de sensations fortes, on joue pour ça. C’est bien on s’entraine, ça nous laisse du temps pour que la mayonnaise prenne et comme il y a eu pas mal de changement, on avait besoin de cela. Ça nous fait du bien dans ce sens, par contre en terme de sensation c’est (…) très dur.

  • Simon CRETAUX : Tu joues devant personne, on a l’habitude de voir du monde, là tu joues devant 0 personne à chaque fois, les entrainements, ce n’est pas rébarbatif mais c’est toujours la même chose, toujours le même processus, alors que dans un match, tu as de multiples situations différentes qui fait que dans le match, tu as de l’excitation et de l’adrénaline.

 

  • BC ORCHIES : Par rapport à ça, comment ressentez-vous le groupe actuellement ? Est ce qu’il est concerné ? Est ce qu’il est focus sur la suite de la saison ?

 

  • Simon CRETAUX : Oui moi je trouve que ça va mieux, que ça progresse, que l’on a passé un cap justement à l’entraînement dans l’intensité et je trouve qu’en défense ça défend plus dur. Sur les premiers matchs on a pris pas mal de points, ça défend plus dur. Le groupe est présent dans la concentration mais tu ne sais pas quand tu vas rejouer, c’est ça le problème. Encore, on nous dirait une date précise, vous jouez le 4 décembre, là tu as le temps de préparer, parce que je pense que pour chaque sportif, mentalement, c’est important, on a besoin de se préparer et de se mettre en condition pour jouer. Là le groupe en est un peu là, on vient, on s’entraîne, on repart, on s’entraîne, sans avoir le petit truc qui fait que quand on va nous dire « on va jouer », je pense que le groupe va se mettre en condition de match. Parce-que là on est en condition d’entrainement. On fait le boulot, je pense que ça travaille bien mais il faut une finalité derrière, il faut montrer que l’on a progressé mais comment montrer que l’on a progressé ? à l’entraînement ça ne sert à rien, à part pour le staff qui est là… sinon c’est de le montrer devant les gens lors des matchs.

  • BC ORCHIES : Guillaume tu n’es pas frustré de ne pas jouer les matchs devant du public pour ton retour dans le Nord ?

 

  • Guillaume MERIE : Moi, c’est mon Leitmotiv, je suis un vieux joueur et de jouer comme ça à huis clos ou même de ne pas jouer (…) j’étais venu à Orchies aussi pour ça, la salle, mais aussi pour l’environnement, le public et tout ça. Je fais partie de ses joueurs-là, qui ont besoin d’adrénaline, que ce soit dur, de mettre des paniers quand c’est des moments importants, quand ça gueule, car tu vas jouer à l’extérieur, tu te fais huer c’est excitant il manque ce petit supplément d’âme… Il y a certains joueurs qui développent le jeu grâce à ça et d’autre à qui ça l’éteint. Moi c’est ce que j’aime, aller vers le public, quand c’est chaud, mais là des fois on se pose des questions quand même. On n’a pas de visibilité sur la suite du championnat on apprend au compte goute comme tout le monde etc… Le championnat, évidemment, suit un peu les décisions gouvernementales, c’est ça qui est le plus frustrant. Dans l’ancien temps, quand tu te mariais assez vite tu partais en lune de miel et c’était souvent à cette époque-là où tu apprenais à connaitre ta femme etc.. Et bien nous, notre équipe, c’est un peu comme ça je trouve, on était un peu en lune de miel pendant ce confinement et on commence à sortir un peu avec plus de connaissance des uns et des autres, on s’empreigne plus des systèmes de jeu et de défense.

 

  • Simon CRETAUX : Je te coupe, surtout que l’on a eu une préparation assez courte, en sachant que l’on a joué que deux matchs de prépa qui ne sont pas vraiment révélateur. Deux matchs sérieux on va dire… On a fait deux bons matchs, mais tu vois ce n’est pas le fait que d’habitude on a six ou sept semaines de prépa, là on a eu quatre semaines. D’ailleurs on te prépare, on te met en condition pour jouer le Centre Fédéral, le premier match, hop tu ne joues pas et tu rejoues trois jours après. Moi ça m’a fait mal, alors attention, il faut toujours relativiser, il y a des choses beaucoup plus graves, ce matin-là, on a été à un entraînement, mais quand on t’annonce le matin du match que tu viens shooter de 10 heures jusqu’à 11heures et qu’à 12 heures 30 on t’appelle, « il n’y a pas de match ce soir » tu te dis c’est tout une semaine de boulot pour rien. Les gens croient que c’est juste une semaine d’entraînement comme ça mais tu travailles à l’entrainement, sur l’adversaire, sur toi, sur ce que tu veux faire, et derrière, on te dit « il n’y a pas de match » tu te dis, ça fait une semaine de travail pour rien. Derrière on enchaîne, on n’a pas le choix avec Boulogne où là tu n’as que deux jours pour les travailler, ce n’est pas pour trouver une excuse, la défaite elle est là, mais tu n’as aucun support vidéo de Boulogne car ils ont fait aucun match filmé. Sauf que nous, vis à vis de nos systèmes, tu vois une équipe qui est fraîche mentalement, prête à recevoir son premier match à domicile, ce qui est important comme une équipe qui est un peu en bas âge comme nous, et qui se fait dégommer en plein match comme ça, et avec du public.

  • BC ORCHIES : Sinon vous êtes quand même optimiste sur le fait de voir la saison se terminer ou alors, il y aura peut-être un changement au niveau du déroulé de la saison ?

 

  • Simon CRETAUX : Pour être honnête je ne suis pas optimiste, je ne vois pas comment ça peut se dérouler dans la mesure où on a déjà loupé sept/huit journées. Derrière ça va être de nouveau amplifié, ça ne veut pas dire qu’il n’y aura plus la Covid, c’est ça qui est toujours bizarre, c’est-à-dire, peut-être qu’il y’aura toujours la Covid donc il y’aura encore des matchs reportés et le fait de reporter, au bout d’un moment il faut les mettre ses matchs là, en sachant que la saison sportive doit se terminer obligatoirement le 30 juin 2021 avec les contrats, donc il n’y a pas d’avenant. Il n’y aura pas de mois de juillet, après il ne faut pas rentrer dans un processus où on joue la première phase et hop c’est terminé puisqu’après en terme d’objectifs, tu joues ta première phase, tu termines milieu de classement, et tu n’as plus rien derrière alors que normalement, au début on t’a vendu quand même la première phase avec des play-offs où tout peut se passer. Je veux y croire, j’ose y croire mais ce n’est pas de bonne augure. Tant qu’il n’y a pas un protocole sanitaire renforcé, c’est-à-dire, que si dans un groupe de huit joueurs, tu en as trois qui ont le coronavirus, alors dans ce cas-là, il faut jouer à cinq ou sinon au bout d’un moment s’il y’en a quatre le match est reporté. Tout le monde se fait tester il faut l’obliger parce que nous on fait des tests. Tous les clubs ne font pas de tests et ce n’est pas correct, et si par exemple, il y a trois mecs qui ont le coronavirus c’est bête, c’est comme ça, mais il faut jouer, sinon on n’avancera jamais. Il y’en a qui vont dire « on va jouer à cinq ? ». Eh bien oui, on jouera à cinq. Nous on a déjà joué à cinq une saison… Et après tu sais que ça va arriver sur d’autres équipes.

  • BC ORCHIES : Sur les réseaux je vois beaucoup des messages de soutien de la part de Vitré, vous avez joué tous les deux au club, c’est sympa, est ce que vous avez quelque chose à leur répondre à ces supporters ?

 

  • Simon CRETAUX : C’est particulier car je suis resté qu’un an à Vitré, donc pour moi ça s’est bien passé avec les gens du club, c’était un contexte différent parce qu’on avait un entraîneur un peu particulier, il vient de l’est, il était très strict et très rigoureux. Il m’a appris à relativiser aussi par rapport au basket donc ça, c’est une bonne chose, je vais laisser parler Guillaume qui est resté six ans à Vitré.

 

  • Guillaume MERIE : Les supporters suivent, moi je reçois des messages, après c’est aussi ma ville, c’est là où j’habite, c’est là que j’ai décidé de construire ma vie. Donc c’est vrai que là-bas, c’est une ville de dix-huit mille habitants et je connais beaucoup de monde. Je reçois régulièrement des messages des fois d’inconnus, des personnes de Vitré « j’espère que tout va bien ? on suit Orchies ». Je sais qu’il y’a des gens qui regardent même sans liker, ils regardent les photos, j’aime bien dire ça il y a aussi une communauté de Nordistes là-bas à Vitré, il y a beaucoup de ch’tis qui viennent là-bas, ils sont originaires du Nord et travaillent à Vitré. Donc forcément entre gars du nord, on se rapproche, et puis c’est comme ça que se créer le lien aussi … Vitré, j’y ai joué six ans là-bas, j’ai de bons souvenirs et ça me fait plaisir d’avoir un suivi comme ça, il y’a de la reconnaissance quelque part.

 

  • BC ORCHIES : Ton intégration s’est bien passée à Orchies ? Tu te sens bien ? C’est ta région natale en plus et tu n’y as jamais joué auparavant.

 

  • Guillaume MERIE : La dernière fois où j’ai joué dans le nord j’avais 16 ans, mais pour moi c’est très simple, j’habite à Orchies à cinq minutes de la salle, et à 25 minutes de chez mes parents. Sincèrement j’ai même du mal à parler d’intégration, car, oui tu changes d’équipe et tout ça mais le fait de rentrer dans le nord, pour moi ce n’est pas une intégration car je rentre chez moi (rire).

 

  • BC ORCHIES : C’est officiel, tu joues vraiment ta dernière saison ?

 

  • Guillaume MERIE : Oui c’est ma dernière saison.

 

  • BC ORCHIES : Pas de regrets de finir ta saison comme ça ?

 

  • Guillaume MERIE : Si j’ai des regrets après, comme je disais tout à l’heure, on n’a aucune visibilité donc je ne sais pas, on vit au jour le jour. Après j’avais décidé de refaire une année parce que j’avais fini par une année tronquée et je ne voulais pas terminer ma carrière comme ça, après, comme je n’étais pas conservé à Vitré par l’entraîneur, mon choix était de rejouer pour une équipe du Nord. Mon objectif prioritaire était de signer à Orchies. Au final, quand je réfléchis, c’est même pire que l’année dernière. L’année dernière, j’ai joué une saison quasi complète, les trois quarts, jusqu’en février et d’un seul coup « BAM » ça s’est arrêté, coup de massue, là on vit avec le virus pendant trois mois ça va faire un an que l’on vit avec ce coronavirus. Nous avons fait une préparation tronquée à cause du virus et on est en train de vivre la même chose avec le championnat. L’année dernière, on a eu un arrêt du championnat.

 

  • Simon CRETAUX : Mentalement ce n’est pas évident, on va parler de contrats, on est salarié, on a des contrats de moyen à court terme sur un an, deux ans, trois ans maximum, et tu sais qu’économiquement, ça va chuter donc tu te poses quand même la question, si tu as une baisse de sponsor, tu as une baisse du public, tu as moins de notoriété. Donc forcément les futurs contrats vont baisser en terme de salaire, et ça, tu te poses des questions quand même, tu te dis que ça reste notre métier par le plaisir, mais il faut aller le chercher le plaisir, c’est ce que je dis, il faut relativiser, il y a des choses plus grave dans la vie il ne faut pas simplement se le dire, il faut vraiment le réaliser. La Covid, je le prends vraiment à cœur, je rentre chez moi le soir, en ce moment je dors chez mes parents depuis un mois, et je suis très fusionnel avec mes parents, je ne les embrasse même plus. On est rentré dans une psychose où je me dis, je ne veux pas qu’ils leur arrivent quelque chose et de m’en vouloir. J’essaie de me dire que le basket, c’est le boulot, ma femme va au boulot aussi, j’essaie de me dire que c’est secondaire par rapport à la santé. Moi j’aimerai retrouver une salle, si c’est pour jouer pareil avec mille personnes, ça serait bien et mieux que rien, mais cette salle à mille personnes, pour moi, c’est les grosses ambiances où tu as deux milles/ trois milles. Contre Saint-Quentin il y a deux ans, on a eu trois mille cinq cents, tu vois, c’est les gros trucs et tu as envie de rejouer pour ça et te faire plaisir parce que quand tu joues devant du monde moi ça me fais plaisir, je joue devant mon fils je suis le plus heureux du monde, je joue devant mes parents… Ma mère ça fait un an qu’elle ne m’a pas vu jouer parce que j’ai eu une blessure l’année dernière.. C’est un an de la vie, on a des carrières courtes, je pense qu’il y’en a qui vont arrêter avec la crise, qui ont déjà arrêter plus prématurément que 37 ans parce que tu ne sais pas ce que va être l’avenir par rapport au sport professionnel. 

 

 

  • BC ORCHIES : On a vu les deux premiers matchs tu as une belle moyenne de points marqué, est ce que tu arrives entre guillemet le bon âge pour une carrière sportive à 31 ans ?

 

  •  Simon CRETAUX : Oui les statistiques individuelles, c’est une chose importante pour les entraîneurs. Si j’avais eu ça à vingt ans j’aurai pu dire « Ah c’est bien », là j’ai 31 ans, je veux qu’une chose, c’est de gagner. Que je mets 30 points par match et que l’on perd… Je préfère mettre 5 points et que l’on gagne. Au bout d’un moment tu es drogué de victoire, tu veux que la victoire. Alors les statistiques, c’est bien, si j’avais gagné, si j’avais contribué à la victoire. La saison dernière, j’avais fait une belle saison en terme de stats, on gagne des matchs, tout ça c’est différent. La même que si on fait une saison à vingt points (rire) ce qui ne va pas arriver… Même si je fais une saison à vingt points et que l’on gagne cinq matchs à la fin de saison, tu vas me voir, je ne vais pas être satisfait parce-que c’est un sport collectif et moi je prends que du plaisir à la victoire. Quand je perds, je ne suis pas content, enfin je vais pas rentrer chez moi « A chouette on a perdu mais j’ai mis vingt points » … Une fois, on a joué un super match ici mais on perd d’un point sur un shoot au buzzer et sur le moment même tous les gens là-haut au VIP m’ont dit « super match c’est bien, c’était un beau match », moi je n’arrivais pas à me le dire, je me dis « il se foute de moi ou quoi », on perd d’un point et tout ça. Et c’est trois/quatre jours après, j’ai regardé le match et j’ai pris du plaisir à le regarder. Tu vois en regardant le match qu’on perd et c’est très rare, souvent je regarde le match mais je ne prends aucun plaisir, et là, je me dis, je comprends que les gens ont adoré parce que c’était un beau match. Je veux progresser, je pense que c’est l’âge pour être mature et j’ai mon fils qui a deux ans, je suis stable, tout est fait pour réussir mais la réussite se fait que si tu gagnes…

 

  • Guillaume MERIE : Moi je réponds à sa question parce qu’il a beaucoup détaillé mais il n’a pas bien répondu à la question. Moi je pense que Simon n’est pas à l’apogée mais il est dans une fourchette au basket entre vingt-six / trente-et-un ans, tu commences à être au sommet de tes capacités que ce soit physiquement ou de la lecture de jeu. Plus tu joues de matchs, plus tu vieillis, plus tu apprends de choses, il y a des joueurs qui n’ont pas ces capacités et ils deviennent un peu mieux en fin de carrière parce qu’ils ont plus d’expérience, ils ont vécu plus de match, ils ont côtoyé aussi beaucoup plus de monde et pour répondre à la question, je pense que Simon est au sommet et ça se ressent sur le terrain aussi. Son adresse est aussi là, et il est en confiance avec ce qu’il est capable de faire…

  • Simon CRETAUX : C’est 80% dans la tête, tu es bien dans ta tête et si tu n’es pas bien tout est lié, tu as des petits soucis personnels, tout ça, surtout pour l’adresse extérieure donc tu le ressens parce que la machine se met en route avec des tirs, on en fait quatre cent tu fais des tirs, du fais des tirs mais il faut gagner.

 

  • BC ORCHIES : On essaye, sur les réseaux sociaux du club, de partager la bonne humeur, l’esprit de groupe avec des photos, des publications régulières et bien d’autres… les supporters vous ont laissé des messages de soutien et des encouragements dans les vestiaires, qu’est-ce que vous avez à leur répondre dans cette période difficile aussi pour eux, car ils ne peuvent pas vous voir jouer, ils ne peuvent pas sortir avec le confinement et c’est compliqué pour tout le monde.

 

  • Simon CRETAUX : Il faut qu’ils soient patients, il faut qu’ils continuent à nous encourager parce que les deux premiers matchs n’ont pas été digne de ce qu’on peut faire, de ce que l’on doit montrer. Je pense qu’il y’a quelque chose à faire et quand ils vont revenir, si un jour ils reviennent, il va y avoir encore plus de plaisir de leur part parce qu’ «ils seront privilégiés », les abonnés seront là, ils auront le sourire aux lèvres qu’ ils vont se dire « on va voir le basket » et ça, il faut profiter de chaque match comme si c’était le dernier. On voit notre équipe parce que c’est leur équipe comme je l’ai dit, on joue pour eux et jouer à huit clos, ça n’a aucun intérêt. Aujourd’hui on joue, je ne vais pas parler des partenaires parce que c’est eux qui mettent l’argent, mais on joue pour les gens, pour faire sourire les gens, pour donner du plaisir pour leur montrer des émotions, pour que quand ils rentrent chez eux, ils se disent « ah oui, c’était bien » et c’est pour ça qu’il faut qu’ils continuent à nous encourager et à être patients surtout. J’espère qu’il y aura des jours meilleurs et de toute façon ça ne peut qu’être meilleur, ça ne peut pas être pire. Là, ils ont parlé de Janvier 2021 pour la reprise avec des jauges, on a la chance d’avoir une salle de cinq mille personnes, même si c’est un siège sur deux, il y aura peut-être deux mille cinq cent et ça, se serait déjà une bonne chose. Moi j’aimerai bien revoir du monde, rejouer, se transformer. J’ai mes habitudes après le match, je monte à la buvette, tu entends un peu les gens, tu vois ce qu’ils pensent, que tu perds ou que tu gagnes ils ont toujours un petit truc. Les abonnés ont le droit de dire « c’était bien » ou de critiquer « c’était moins bien », moi j’accepte ça de la part des abonnés parce qu’ils payent leur abonnement et on est humain.

 

  • Guillaume MERIE : C’est là que tu te rends compte que le sport est un acteur de lien social. Quand tu es sportif tu fais partie de la vie des gens, tu vois des messages comme ça, tu en vois dans des forums, Facebook et bien d’autres, la majorité des gens, on ne les connait pas personnellement, mais eux ils te connaissent. Moi ici beaucoup moins, car je viens d’arriver, mais par exemple, Simon, s’il sort, on va lui dire bonjour, il va rentrer dans sa voiture, il va dire je ne sais pas qui c’était. C’est des gens qui viennent à la salle et c’est quand je te parlais de victoire de lien social, tu fais partie de la vie des gens parce que c’est leurs hobbies. Ils réservent leur week-end pour venir au match, c’est leur sortie de famille, c’est comme si, nous en tant que sportif, on décide ; d’aller au zoo de Lille avec les enfants et de faire notre sortie. C’est important ; on est en famille, on créer des liens familiaux. Par rapport à ta question, il faut être très reconnaissant par rapport au public, parce que nous, on a un devoir aussi par rapport à eux, quand on peut les croiser dans la rue ou même quand ils envoient des messages comme ça, il faut les remercier, c’est important.